Retour aux 12 pièces

Valais · cadre légal

Langage simple : ce que demande la loi valaisanne (art. 35c LDIPH).

Depuis 2022, la loi valaisanne sur les droits et l'inclusion des personnes en situation de handicap (LDIPH) demande aux communes et aux services publics de communiquer de manière compréhensible. Voici ce que dit le texte, et ce qu'il ne dit pas.

Point important

Cette page résume un texte de loi à titre d'information. Elle ne remplace pas un avis juridique. Texte consulté le 2 octobre 2026 sur lex.vs.ch (RS/VS 850.6, articles 35a à 35e, adoptés le 12.03.2020).

Qui est concerné ?

Article 35a : « Les droits subjectifs garantis ci-après s'adressent au canton, aux communes, aux organes assumant des tâches publiques cantonales ou communales et aux prestataires de services accessibles au public. »

  • Le canton.
  • Les communes.
  • Les organes qui assument des tâches publiques.
  • Les prestataires de services accessibles au public, y compris privés.

Ce que demande l'article 35c

Article 35c, alinéa 2 : les destinataires « communiquent sur leurs prestations avec les personnes en situation de handicap d'une manière compréhensible pour ces personnes et fournissent, dans le cas concret sur demande, les aides nécessaires, telles qu'interprète en langue des signes, documents dans un langage simple, explications orales ou autres moyens nécessaires adaptés ».

  • Communiquer de manière compréhensible : c'est une exigence générale.
  • Fournir un document dans un langage simple : dans le cas concret, sur demande.
  • D'autres aides sont possibles : interprète en langue des signes, explications orales.

Les limites prévues

L'article 35d prévoit une réserve de proportionnalité. Pour les communes et les services, on tient compte notamment du « coût économique, notamment la charge financière et son caractère raisonnable ».

  • Ce n'est pas une obligation de tout traduire.
  • L'article 35e permet à une personne qui subit une inégalité de demander à l'autorité ou au tribunal de la faire cesser ou de la constater.

Langage clair, langage simple, FALC : ne pas confondre

Le guide fédéral du Bureau fédéral de l'égalité pour les personnes handicapées (juin 2026) situe la langue facile à lire au niveau A2 et le langage clair au niveau B1. Il précise que le niveau B1 répond aux besoins du grand public, mais pas aux exigences légales d'accessibilité pour les personnes en situation de handicap.

  • Langage clair (B1) : utile pour tout le monde, c'est une première étape.
  • Langue facile à lire, ou FALC (A2) : pour les personnes concernées, avec une relecture par elles.
  • Pour un document FALC, adressez-vous à un bureau spécialisé.

Faire simple

Un chemin possible

  1. Repérer les documents que votre public consulte le plus : formulaires d'aide, tarifs, règlements.
  2. Les rendre compréhensibles pour tout le monde, en langage clair.
  3. Prévoir comment répondre vite quand une personne demande un document dans un langage simple.
  4. Pour les publics qui en ont besoin, faire produire une version FALC validée par des personnes concernées.

Continuer

Pages utiles ensuite